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Édito
WORKING-YAAY: ATTENTION AU BURN-OUT #2
par Yaay Psy

Rubrique : Edito

Le mythe de la bonne-mère et l'idéal de l'épanouissement professionnel : toboggan vers le burn-out maternel

Dans nos sociétés, les rythmes sont de plus en plus tournés vers la performance. Il faut être une maman exemplaire, une épouse sexy et disponible pour son mari, une femme épanouie personnellement, une employée serviable et efficace. Bref en tout temps et tout lieu, la femme se doit d'être souriante, aimable, courageuse, travailleuse...

Sauf qu'à vouloir être parfaite, la femme se retrouve à courir sans arrêt après un idéal inatteignable ce qui rend, de fait, ce qu'elle fait déjà insatisfaisant.

Le processus est généralement le suivant :

  1. On se sent insatisfaite de son présent et/ou on commence par imaginer un idéal qui devrait nous permettre de nous épanouir dans le futur.

  2. On met alors en place les choses, activités qui seraient sensées nous mener à ça (études, travail, mariage, enfants, activités de loisir, régimes...).

  3. Si cela marche alors on s'arrête là et on profite de cet équilibre jusqu'à la prochaine phase d'insatisfaction ou d'ambition. Mais la plupart du temps cela n'est pas satisfaisant car soit on n'arrive pas à atteindre ses objectifs, soit on les atteints et les bénéfices envisagés ne sont pas là, soit l'entourage nous renvoie une image qui n'est pas satisfaisante.

  4. En cas d'insatisfaction, soit on monte le niveau d'exigence, on cherche encore plus loin sans arrêter pour autant ce qui n'a pas marché (en surenchère), soit on arrête de faire des efforts avec regrets, remords et culpabilité.

  5. Dans la phase de surenchère, l'entourage peut ne pas se rendre compte que la personne rentre dans un cercle vicieux malsain pour elle. Cette phase peut même être valorisée puisque la personne se met généralement de côté pour satisfaire les pressions sociales et donner une image la plus valorisante possible.

  6. Petit à petit, entre effort et insatisfaction, on s'épuise à courir dans tous les sens à la recherche d'un idéal. Le sommeil et l'alimentation sont perturbés, le stress augmente, certains signes dépressifs apparaissent (idées noires, ruminations, manque d'envie, baisse de libido...), le corps souffre (perte de cheveux, teint pâle, troubles digestifs, dérèglement hormonaux...), les relations sociales se raréfient (pas envie, pas le temps...), l'estime de soi baisse (je suis bonne à rien, je suis nulle...). Après la phase d'épuisement, une dépression peut s'installer. Tout cela se fait sur la durée et de manière insidieuse.

A tout moment, vous pouvez sortir de cela et renverser la vapeur mais il est beaucoup plus facile de le faire dès le début.


Marie­ Emilie VRIET­ NDOUR, psychologue sociale de la santé et praticienne en Hypnose
Ericksonienne et PNL.
me.vriet.ndour@gmail.com
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